🌿 D’Iran

L’Art iranien regroupe la production artistique de l’Iran ainsi que de l’ancienne Perse ; elle inclut de nombreuses disciplines tels que le travail de la céramique silicieuse et le travail de la pâte de verre. Ce sont des matières qui y occupent une place privilégiée grâce à leur constitution résistante qui ne se désagrège pas facilement. 

Nos Carreaux en céramique

La céramique fut inventée 6000 mille ans avant J.-C. au Proche Orient. Considéré comme un « art mineur » en Europe, c’est une matière des plus utilisées dans les arts de l’Islam à toutes les époques et dans toutes les régions. La céramique étant très présente et utilisée dans l’ancienne Perse, elle appartient aux « arts du feu » ; elle se fabrique à partir de deux types de pâte : la pâte argileuse et la pâte siliceuse. Sa mise en forme pour sa part peut se faire de trois façons différentes : par modelage, au tour du potier ou au moule.
La technique de décor pour sa part est très diverse ; à l’aide d’oxydants métalliques utilisés pour la couleur, elle peut être appliquée sur les reliefs comme les éléments rapportés ou sur la couleur avec les mosaïques et les glaçures colorées. La cuisson est un moment délicat de la confection ; elle s’effectue dans des fours, les pièces pouvant être installées sur des bâtons d’enfournement, entassées dans le four ou séparées le plus souvent par des pernettes en argile.

Nos Verres iraniens

Née de l’activité volcanique, le verre existe à l’état naturel depuis plusieurs centaines de milliers d’années ; la technique du verre soufflé aurait été utilisée en Syrie aux environs du Ier siècle avant J.C. grâce à la découverte de la canne à souffler. C’est entre la fin du IVème siècle et le début du Ier millénaire avant J.C. que la production de fioles à parfum, de sceaux et de tubes cylindriques en verre voit le jour en Iran ; on retrouve d’ailleurs diverses pièces dans de nombreux sites archéologiques.
Cette fabrication artisanale subsiste encore en Iran, principalement à Téhéran, où l’on compte encore une trentaine d’ateliers, la plus réputée étant la verrerie Bakhtiyâri à Varâmin ; la principale matière première est la silice en poudre qui provient de Malaisie. Elle est mélangée à divers oxydes métalliques pour colorer le verre : le manganèse pour le  violet, le cobalt pour le bleu, le chrome pour le vert et le cadmium pour le jaune et l’orange. 
Une petite quantité de pâte de verre ainsi obtenue est fixée à l’extrémité d’un long tube métallique, la canne à souffler, que l’on introduit dans un four chauffé à 1000°. À la sortie du four, le maître verrier souffle dans le tube pour gonfler le verre qu’il va façonner en le tournant ; les formes les plus complexes seront façonnées à l’aide de plusieurs outils métalliques.